Ma passion…son histoire…

Le jeu de paume : ancêtre du tennis

Le tennis, le badminton, le squash, la pelote basque ont pour ancêtre le Jeu de Paume.

Le Jeu de Paume a été inventé en France au XIII°siècle (même si certains historiens ont pu trouver des variantes du Jeu de paume dés l’Antiquité). Le premier Jeu de Paume aurait été conçu par des moines qui voulaient faire un peu d’exercice. En utilisant, le sol, les murs et les poutres du cloître, les moines jouaient avec une balle (l’esteuf) et la paume de la main. D’où le nom « Jeu de Paume ».

Au fil des siècles, le Jeu de Paume connut diverses formes. Pendant longtemps, on joua soit avec les mains, soit avec des gants. Mais vers la fin du XV°siècle, les gants furent renforcés avec des sortes de cordage ; car les mains devenaient trop douloureuses (les esteufs étaient en cuir ou contenaient de la chaux). Puis les battoirs en bois firent leur apparition mais ils restaient rudimentaires. Ce n’est qu’au XVI° siècle que l’on créa la première raquette dotée d’un long manche et d’un cordage en boyaux de mouton.

Pratiqué en plein en air (Longue Paume) ou dans une salle (Courte Paume) appelée Tripot, le Jeu de Paume devient, dans un premier temps, le loisir préféré des étudiants et des humanistes. Ce n’est qu’à partir du XIV° siècle que le Jeu de Paume acquit sa reconnaissance auprès de la noblesse, des éducateurs et du reste de la population française. Au XVI° siècle, le Jeu de Paume devient même le « Jeu des Rois« . François I, Henri II, Charles IX, Henri IV jouent et deviennent des spécialistes. On ne compte plus le nombre de fois où il fallait chercher le roi au Tripot pour régler les affaires politiques.

Le Jeu de Paume se répandit non seulement en France mais aussi dans le reste du monde. Mary Ewing Outerbrige l’importa aux États Unis en 1876 sous le nom de Court tennis . En Australie, on l’appela Royal Tennis ou Real Tennis. Il arriva aussi en Allemagne, en Italie, en Espagne,…Aujourd’hui, il ne reste plus que neuf pays abritant des salles de Jeu de Paume.

Le jeu de Paume débarque aussi en Angleterre au XVI°siècle sous le nom de Court Tennis. (en anglais, le Jeu de Paume se traduit par Court Tennis. A noter que le terme « tennis » vient de « tennetz », mot lancé au moment de la mise en jeu de la balle dans le jeu de Paume). Dans un premier temps, les Anglais jouent au Jeu de Paume avec des raquettes. Mais, vers 1850, les Anglais inventent le jeu de rackets. Ce nouveau jeu se joue à plusieurs contre un mur avec des raquettes et une balle en cuir très rebondissante. Le match se gagne en 15 points. En cas d’égalité à 13, on termine avec trois ou cinq points d’écart. Aux alentour de 1860, le jeu de rackets perdit de sa notoriété.

1874 : l’invention du Major Wingfield

La véritable histoire du tennis commence le 23 février 1874. Ce jour là, le major Walter Clopton Wingfield fait breveter, à la chambre des métiers de Londres (au bureau de la commission des patentes), un nouveau jeu de Court Paume vendu d’abord sous le nom de Sphairistiké (mot grec signifiant « art de la balle ») puis, en 1877, sous le nom de Lawn-Tennis (Jeu de Paume sur gazon, en anglais) plus facile à retenir.

Le Tennis tel qu’on le connaît est né ! 

Officiellement, l’invention du tennis revient au Major Wingfield. Mais, en 1858, le Major Harry Gem, clerc à la cour de justice de Birmingham, avait aménagé un terrain semblable au Sphairistiké  sur le pelouse de sa propriété à Edgbaston. La pratique du jeu d’Harry Gem resta (malheureusement) familiale. A quelques années d’intervalles, le Major Wingfield et Harry Gem ont eu la même idée, mais le premier l’a brevetée. 
Depuis noël 1873, le major Walter Clopton Wingfield, retraité de l’armée des Indes, pratiquait dans sa résidence de Londres un jeu de balle et de raquette sur sa pelouse. Son loisir est un mélange des éléments les plus intéressants du Jeu de paume et du jeu de racket. 

L’invention du major Wingfield se vend sous forme d’une boîte comportant :

caisse "Lawn Tennis" en bois complète avec poteaux, filets ...

Quatre raquettes de Paume légères,   Un filet avec ses piquets,   des bandes pour tracer le terrain.  

Il faut bien sûr disposer d’une surface en gazon pour installer le terrain qui avait, alors, la  forme d’un sablier.

TENNIS: SPHAIRISTIKE. /nDiagram of people playing sphairistike, a ...

 

En mai 1874, le major Wingfield fait publier les règles du Lawn-tennis. Elles sont confuses, incomplètes et laissent libre à toutes les fantaisies possibles. Néanmoins, le Lawn-tennis va connaître un énorme succès. Les anglais ont l’habitude de jouer au Jeu de Paume. Durant l’été 1875, il remplace le croquet – pourtant si célèbre- sur les pelouses des résidences britanniques. 
Afin de faciliter la diffusion du Lawn-Tennis, le major Wingfield et le M.C.C (le Marylebone Cricket Club est à l’époque l’autorité responsable des sports de rackets et du Jeu de Paume), se réunissent le 24 mai 1875 pour définir des règles brèves et simples. 

La même année, J.H Walsh (directeur du The Field, un journal de loisir) et Henry Jones (son rédacteur en chef) louent à Wimbledon (dans la banlieue de Londres) une prairie. Ils y fondent le All England Club et installent des terrains de Lawn-tennis avec les règles du M.C.C.

En juillet 1877 (9, 10, 11, 12 et 19 juillet), le All England Club organise le premier championnat de Lawn-tennis sur ses terrains. Le premier tournois de Wimbledon est né. C’est Spencer Gore (un joueur de racket) qui remporta ce tournoi doté d’une coupe. 

Le Lawn-tennis à la conquête du monde

               A partir de 1890-1900, le Lawn-tennis se diffuse dans le monde entier, grâce à la présence de l’Angleterre sur tous les continents. Le terme « Lawn-tennis » sera peu à peu abandonné, au profit du mot « tennis », en raison de la diversité des surfaces (Terre-battue, ciment,…). 

Alors qu’il ne cesse de se développer en Angleterre (1885 : compétitions en salles, 1888 : création de l’association nationale de Lawn-tennis).

Le Lawn-tennis débarque (avec les touristes Anglais) en 1878 sur le territoire Français. Le Havre, Dinard et Cannes sont les premiers clubs français. Vers 1890, le Racing Club de Paris, le Stade Français et le club sportif de l’île de Puteaux se mettent à construire des terrains de tennis. La même année, l’U.S.F.S.A. (union des sociétés françaises de sports athlétiques, qui est à l’époque la première fédération sportive), publie des règles du Lawn-tennis d’après le modèle anglais. Mais la mise en place du Lawn-tennis s’accompagne d’une virulente campagne de presse accusant notamment l’U.S.F.S.A. d’importer les sports anglais et exigeant l’interdiction du Lawn-tennis en France. L’instruction publique s’en mêle et prend partie pour les jeux français. Il faudra l’intervention de Pierre Coubertin pour calmer la situation. En juin 1891, les premiers championnats français de Lawn-tennis sont organisés sur l’île de Puteaux. 
Jusqu’en 1895, le Lawn-tennis se joue pendant l’été sur les plages ou sur les terrains des quelques clubs français. C’est pourquoi, l’U.S.F.S.A décide de construire des courts couverts afin de pratiquer le Lawn-tennis durant les hivers. En 1895, le Tennis Club de Paris est construit et offre 2 courts couverts (surface : planchers en chêne)

Avec ce Tennis Club et l’île de Puteaux, les tournois se multiplient et s’ouvrent aux étrangers. Parallèlement, sous l’influence des touristes britanniques, les hôtels, les camps de vacances et les agences de tourisme construisent des courts de Tennis sur les lieux de vacances. Ainsi, le Tennis devient peu à peu un loisir. L’U.S.F.S.A tente alors de limiter cet amateurisme du Tennis. La fédération oblige les joueurs à adhérer (avoir une licence en quelque sorte) et force les organisateurs de tournois à prendre une autorisation.

Le tennis s’étend partout en Europe. L’Italie voit naître son premier club en 1878 à Bordighera grâce à des touristes anglais. En 1903, l’Espagne possède des terrains de tennis à Barcelone. Le club est affilié à la fédération anglaise de Lawn-Tennis. En Allemagne, le premier club apparaît en 1881 à Baden-Baden ; mais il existe déjà un club fondé par des anglais à Bad Hambourg depuis 1887. La Norvège installe son premier court de tennis en 1881 à Tullgarn. Les Pays-Bas en 1882, le Portugal en 1889, la Belgique en 1890,…

Aux États-Unis, le premier club de tennis est celui de la Nouvelle-Orléans crée en 1876. Quelques années après (1881), l’US Open fait son apparition. Le tennis s’implante également en Australie. En 1905, l’Open d’Australie naît.

Le tennis est désormais implanté partout dans le monde. En 1912, à Paris, la I.F.LT ( fédération internationale de Lawn-tennis) est crée. Plus tard, elle deviendra la IFT (fédération internationale de Tennis). Le nouvel organisme est chargé de promouvoir et de protéger les intérêts du tennis mondial.

Depuis les débuts du tennis, les femmes jouent autant que les hommes. Mais les compétions ne s’ouvrent pas tout de suite à elles. En 1879, Dublin organise le premier tournoi féminin. Les villes européennes suivent l’exemple. Quant au tournoi de Wimbledon, les femmes obtiennent le droit d’y participer en 1884. Maud Watson et Charlotte Dod (alias Lottie) sont les premières championnes.

L’HISTOIRE DU GRAND CHELEM

Les historiens du tennis ne font commencer l’épopée du Grand Chelem qu’en 1925. En effet, c’est cette année là que le Championnat de France (Roland Garros) s’ouvre aux joueurs étrangers.

Le Grand Chelem est l’ensemble des 4 plus grand tournois de tennis dans le monde. Ce sont également les tournois les plus difficiles à gagner (128 participants).

Les Tournois du Grand Chelem sont les suivants :

L’OPEN D’AUSTRALIE où les INTERNATIONAUX D’AUSTRALIE

Les premiers internationaux d’Australie se sont disputés en 1905 à Melbourne. Ils étaient alors appelés Championnats d’Australasie car l’Australie et la Nouvelle Zélande se sont partagées l’ organisation jusqu’en 1912.

La première édition de l’Open d’Australie s’est déroulée à Melbourne au Warehouseman’s Cricket Ground. Le tournoi était ouvert uniquement aux hommes (simple et double). Il faut attendre 1922 pour voir le premier tableau féminin.

Dés sa création, l’Open d’Australie a souffert de son extrême éloignement. La longueur du trajet à effectuer (trois semaines de bateau) rebutait les joueurs européens et, en particulier, les joueuses de tennis. Elles ne bénéficiaient pas de la même reconnaissance que leur homologue masculins, et étaient souvent reléguées sur les courts annexes du tournoi.

Jusqu’à la fin des années soixante-dix, l’Open d’Australie est resté, donc, aux mains des champions australiens.

  A partir de 1972, l’organisateur du tournoi, la Fédération Australienne de Tennis, décide d’organiser l’Open d’Australie tous les ans dans une ville différente. Ainsi, Sydney, Adélaïde, Brisbane, Perth et la Nouvelle Zélande (2 fois) accueillent l’épreuve. Mais, en 1983, les championnats d’Australie s’installent définitivement à Melbourne, dans le stade de Kooygong (construit en vue d’attirer un plus grand nombre de spectateur). En 1988, L’épreuve se déplace de nouveau. Elle reste à Melbourne mais déménage à Flinders Park, qui deviendra le lieu définitif. En 1997, Flinders Park change de nom pour Melbourne Park (nom actuel).

Parallèlement, la surface de l’épreuve connut quelques modifications. Avant 1988, l’Open d’Australie se déroulait sur gazon. Afin de se différencier des autres tournois du Grand Chelem (et notamment de Wimbledon), le tournoi décida d’adopter le Rebound Ace (surface dure) dés son arrivée à Flinders Park.

  L’éloignement, les déménagements successifs, la non-reconnaissance du tennis féminin et la fin de la domination australienne sur le tennis mondial à la fin des années 70, font que l’Open d’Australie a été longtemps à la « traîne » derrière les trois autres tournois du Grand-Chelem. C’est à partir de 1980, que l’Open d’Australie prie son essor, grâce à une série de changements.

Entre 1968 et 1993, l’Open d’Australie a été le cadre de changements notables. Mais, avant tout, l’Open d’Australie a bénéficié d’une part, du développement du trafic aérien, à partir des années 1960, facilitant ainsi l’accès au continent australien. D’autre part, le tennis devenu professionnel en 1968 a permit la création de nombreux tournois australiens (Sydney, Adélaïde, Brisbane, Melbourne,…), attirant de plus en plus les joueurs et les joueuses de tennis.

La première évolution de l’Open d’Australie est la reconnaissance, dans les années 70, des joueuses de tennis par les organisateurs du tournoi ! L’apparition de l’Australienne Margaret Smith Court fait prendre conscience de l’importance du tennis féminin. Ses 11 victoires (dont 7 consécutives), entre 1960 et 1973, à l’Open d’Australie impressionnèrent. A partir de 1988, le tournoi se transforme, trouve enfin un lieu définitif et change de surface de jeu.

En 1985, les organisateurs décident de changer les dates du tournoi. L’édition de 1986 n’aura pas lieu. Depuis sa création, le tournoi se déroulait en décembre à la fin de la saison. Depuis, il se passe à la fin du mois de janvier. C’est le premier grand rendez-vous de la saison tennistique, et se déroule après les autres tournois australiens. De plus, le climat, à cette période de l’année, est estival.

En 1993, la construction d’un nouveau stade ultra-moderne (baptisé, en 2000, Rod Laver Arena) donne un certain prestige au tournoi. Il possède un toit coulissant et permet, ainsi, d’effectuer des matchs nocturnes.

Parallèlement, les sommes d’argent mis en jeu deviennent de plus en plus importantes, attirant les joueurs et les joueuses. En 1969, Rod Laver remporte 304 € et Billie Jean King 122 €  pour avoir remporté la finale. En 1993, Jim Courier  et Monica Seles gagnent leur finale et, remporte, chacun, 25 000 €. En 2001, les vainqueurs André Agassi et Jennifer Capriati remportent, chacun, 50 614 €.

Normalement, pour 2020 les sommes allouées seront les suivantes et nous sommes loin, très loin des chiffres précédents.

Si vous voulez en savoir plus, voici le lien vers le site de L’OPEN D’AUSTRALIE

L’ US OPEN

Il est le plus important tournoi du continent Américain et fut crée quatre ans après WIMBLEDON.

Naissance à Casino Newport (New-York

 Quelques mois seulement après la création de la fédération américaine de tennis (l’U.S.N.L.T.A), le 21 mai 1881, ses membres décident d’organiser un championnat international de tennis, sur le modèle de Wimbledon (né 4 ans plus tôt). C’est ainsi que le 31 août 1881, l’Open des États-Unis voit le jour sur les prairies du Casino Newport à New-York.

La première édition, ouverte uniquement aux hommes, rassemble 33 joueurs, dont notamment Dwight Davis, qui sera l’inventeur de la Coupe Davis quelques années plus tard. Deux tableaux sont formés : un simple et un double. L’épreuve fonctionne avec le principe du Challenge Round. Le vainqueur est qualifié automatiquement pour la finale l’année suivante. Ce système sera d’ailleurs aboli en 1911 pour les hommes et 1915 pour les femmes.

La victoire du premier Us Open revient à l’Américain Richard Sears qui remporte le tournoi sept fois de suite en simple (1881 à 1887) et 6 fois consécutifs en double (1882 à 1887). Deux records inégalés depuis.

Il faut attendre 1887 pour voir les femmes jouer à l’Us Open (le double dama apparaît en 1890). Mais faute de moyens, le tournoi féminin se joue à Philadelphie.

C’est l’Américaine Ellen Hanssell qui remporte cette première édition. Les années suivantes sont dominées entièrement par les Américaines et notamment Molla Bjurstedt, la plus titrée de l’histoire du tournoi : 8 victoires en simple (1915 à 1918, 1920 à 1992 et 1926)

 

 

Premier déménagement à Forrest Hill, une banlieue tranquille et chic de New-York.

Dans le but d’offrir une plus grande popularité à l’épreuve, la fédération américaine décide en 1915 de déménager à Forrest Hill, une banlieue tranquille et chic de New-York. La surface du tournoi, le gazon, est inchangée. Mais, l’Us Open se dote d’un stade (en forme de U) et surtout, le nouveau site permet à partir de 1920, d’accueillir à la fois les joueurs et les joueuses.

Jusqu’en 1925, l’Us Open est une épreuve entièrement dominée par les Américains. Peu de joueurs et joueuses européens traversent l’Atlantique (d’autant plus que l’Europe sort d’une guerre meurtrière). Chez les dames, Hellen Wills remporte 7 titres en simple (1923 à 1925, 1927 à 1929 et 1931). Côté homme, la vedette se nomme Bill Tilden, vainqueur de six finales consécutives (1920 à 1925) face au même adversaire (malchanceux), Bill Johnston.

L’année 1926 marque l’histoire du 45ème Us Open avec la victoire du premier étranger.

Un français, René Lacoste, remporte la finale simple messieurs contre son compatriote, Jean Borotra.

 

 

Dans les années 30-40, les joueurs européens multiplient les victoires sur le territoire américain : l’Allemand Gottfried Von Cramm atteint la finale en 1936, le Français Henri Cochet fait de même en 1932, l’Anglais Fred Perry triomphe en1933, 1934 et 1936. Cependant, le dernier mot reste toujours pour les États-Unis : Ellsworth Vines (1931, 1932), Donald Budge (1937-1938), Frank Parker (1944-1945) et Jack Kramer (1946 et 1947). Du côté des dames, même constat. Les Américaines Helen Jacobs (1932 à 1935), Alice  Marble (1936, 1938 à 1940), Pauline Betz (1942 à 1944, 1946), Margaret Osbornne (1948 à 1950) et Maureen Connolly (1951 à 1953) sont les reines de New-York. Mais, lors de la 72e edition du tournoi en 1959 (!), la Brésilienne Maria Bueno devient la première joueuse étrangère à triompher. Un exploit qu’elle renouvelle en 1963, 1964 et 1966.

Dans les années 50-60, l’Australie domine le tennis mondial. L’Us Open n’y échappe pas. Margaret Smith-Court, victorieuse en 1962, 1965, 1969, 1970 et 1973. Chez les hommes, les autraliens remportent tous les finales entre 1951 à 1973 avec Frank Sedgman (1951, 1952), Ken Rossewall (1956 et 1970, finaliste en 1955), Neale Fraser (1959 et 1960), Roy Emerson (1961, 1964, finaliste en 1962), John Newcombe (1967, 1973, finaliste en 1966) et Rod Laver (1962 et 1969 et finaliste en 1960 et 1961).

Seul l’américain Billie Jean King (1967, 1971, 1972 et 1974), l’Espagnol Manolo Santana en 1965 et l’Américain Arthur Ashe, premier joueur noir à gagner un tournoi du Grand Chelem, en 1968, sont capables de percer à l’armada australienne. 

Arthur Ashe, premier noir à gagner un tournoi du Grand Chelem à l’US Open 1968

1968 – finale de L’US OPEN

Ashe / Lutz – 4/6 6/3 8/10 6/0 6/4

 L’Américain Arthur Ashe devient le premier joueur noir à gagner un tournoi du Grand Chelem.

Au début des années 70, l’Us Open enregistre « seulement » 95 000 entrées. Un chiffre catastrophique par rapport aux autres tournois du Grand Chelem. Les organisateurs décident, alors, en 1975 de modifier la surface du jeu. Le gazon est abandonné au profit du « har-tru », la terre battue grise-verte. Jusqu’en 1977, cette surface permettra la victoire de deux spécialistes de la terre-battue : un espagnol, Manuel Orantes et un argentin, Guillermo Vilas.

  1. Le difficile passage de Forrest Hill à Flushing Meadow

 En 1977, le site de Forrest Hill doit être rénové. Or, les dirigeants du West Side Tennis Club, propriétaires des lieux, refusent de payer. L’avenir du tournoi est en péril. La fédération américaine de tennis décide, alors, de déménager une nouvelle fois. Son président, Slew Hester lance le défi de construire de nouvelles installations en l’espace d’un an.

 A partir des ruines d’un théâtre en plein air, situé à Flushing Meadow (New York), la fédération construit le « National Tennis Center » en 10 mois (malgré un hiver rigoureux et de multiples grèves). Un stade, le Stadium Louis Armstrong (d’une capacité de 20 000 places) et 20 courts de tennis en ciment (le Decoturf, nouvelle surface du tournoi) s’étendent sur 6,8 hectares.

Le nouveau site de l’Us Open est grandiose mais il est situé dans l’axe de l’aéroport Kennedy et les finitions sont inexistantes. Mais tant pis, le pari de Slew Hester est gagné et l’Us Open est sauvé de la noyade. L’édition de 1978 peut belle et bien se dérouler. 

Le nouvel emplacement de l’Us Open fait aussitôt progresser la notoriété et la popularité du tournoi. Malgré un site bruyant (les avions), en désordre et un public réputé intenable, les inconvénients de l’Us Open donne un certain « charme ». Le public vient en masse, prés de 400 000 personnes en 1985 (malgré la tornade du 30 août qui ravage et inonde les installations).

De plus, de nouveaux joueurs et joueuses marquent de leur empreinte le tounoi et le jeu. Les plus célèbres sont les Américains John McEnroe et Jimmy Connors, sans oublier le Tchèque Ivan Lendl ou le suédois Bjorn Borg. Ils assurent le spectacle : e En 1979, John McEnroe et Ilie Nastase stoppent le cour d’un match et virent l’arbitre. En 1984, McEnroe, Lendl, Connors et Pat Cash offrent 10 heures de demi-finales. de demi-finales.

Du côté des dames, le spectacle est assuré par la rivalité historique entre Martina Navratilova (USA) et Chris Evert (USA). Entre 1975 et 1987, Evert jouent 9 finales dont 6 de gagnées et Navratilova remporte 4 finales sur 6 jouées. Dans les années 90, le public de plus en plus nombreux, assiste aux victoires de l’Américain Pete Sampras (1990, 1993, 1995, 1996) et du suédois Stefan Edberg (1991 et 1992).

Face à la popularité grandissante de l’Us Open et dans le but de rendre le cadre du tournoi plus agréable, la fédération américaine de tennis décide de construire de nouveau, un stade plus grand. Le 29 août 1997, le nouveau central de l’Us Open est inauguré et baptisé le Stadium Arthur Ashe. C’est le plus grand stade de tennis au monde avec 23 500 places.

Depuis son installation à Flushing Meadow, l’Us Open est un lieu incontournable pour le monde du tennis mais aussi pour les habitants de New-York. Au fil des années, l’Us Open a su se construire une certaine notoriété. A cause de son environnement (bruyant), remporter le tournoi exige des nerfs d’aciers, une concentration absolue et un jeu complet. D’ailleurs, depuis 1978, l’US Open a quasiment récompensé des joueurs du TOP 5, à l’image de Roger Federer, imbattable entre 2004 et 2009. Aprés la victoire de l’argentin Del Potro en 2009, quel roi pour New-York en 2010 ?

PALMARES DE L’US OPEN HOMME (Simple)
       
ANNEE CHAMPION FINALISTE SCORE
1881  Richard Sears  W. Glyn 6/0 6/3 6/2
1882  Richard Sears  C. Clark 6/1 6/4 6/0
1883  Richard Sears  J. Dwight  6/2 6/0 9/7
1884  Richard Sears  H. Taylor  6/0 1/6 6/0 6/2
1885  Richard Sears  G. Brinley  6/3 4/6 6/0 6/3
1886  Richard Sears  R. Beeckman 4/6 6/1 6/3 6/4
1887  Richard Sears  Henry Slocum Jr. 6/1 6/3 6/2
1888  Henry Slocum Jr. H. Taylor  6/4 6/1 6/0
1889  Henry Slocum Jr. Q. Shaw  6/3 6/1 4/6 6/2
1890  Oliver Campbell  Henry Slocum Jr. 6/2 4/6 6/3 6/1
1891  Oliver Campbell  C. Hobart 2/6 7/5 7/9 9/1 6/2
1892  Oliver Campbell  Fred Hovey 7/5 3/6 6/3 7/5
1893  Robert Wrenn  Fred Hovey 6/4 3/6 6/4 6/4
1894  Robert Wrenn  M. Goodbody 6/8 6/1 6/4 6/4
1895  Fred Hovey Robert Wrenn  6/3 6/2 6/4
1896  Robert Wrenn  Fred Hovey 7/5 3/6 6/0 1/6 6/1
1897  Robert Wrenn  W. Eaves 4/6 8/6 6/3 2/6 6/2
1898  Malcolm Whitman  Dwight Davis 3/6 6/2 6/2 6/1
1899  Malcolm Whitman  P. Paret 6/1 6/2 3/6 7/5
1900  Malcom Whitman Bill Larned  6/4 1/6 6/2 6/2
1901  Bill Larned  Beals Wright  6/2 6/8 6/4 6/4
1902  Bill Larned  Laurie Doherty  4/6 6/2 6/4 8/6
1903  Laurie Doherty  Bill Larned  6/0 6/3 10/8
1904  Holcombe Ward  Bill Clothier  10/8 6/4 9/7
1905  Beals Wright  H. Ward  6/2 6/1 11/9
1906  Bill Clothier  Beals Wright  6/3 6/0 6/4
1907  Bill Larned  R. LeRoy 6/2 6/2 6/4
1908  Bill Larned  Beals Wright  6/1 6/2 8/6
1909  Bill Larned  Bill Clothier  6/1 6/2 5/7 1/6 6/1
1910  Bill Larned  T. Bundy 6/1 5/7 6/0 6/8 6/1
1911  Bill Larned  Maurice McLoughlin  6/4 6/4 6/2
1912  Maurice McLoughlin  William Johnston 3/6 2/6 6/2 6/4 6/2
1913  Maurice McLoughlin  Richard N.Williams 6/4 5/7 6/3 6/1
1914  Richard N.Williams Maurice McLoughlin  6/3 8/6 10/8
1915  William Johnston Maurice McLoughlin  1/6 6/0 7/5 10/8
1916  Richard N.Williams William Johnston 4/6 6/4 0/6 6/2 6/4
1917  Lindley Murray N. Niles 5/7 8/6 6/3 6/3
1918  Lindley Murray Bill Tilden 6/3 6/1 7/5
1919  William Johnston Bill Tilden 6/4 6/4 6/3
1920  Bill Tilden William Johnston 6/1 1/6 7/5 5/7 6/3
1921  Bill Tilden William Johnston 6/1 6/3 6/1
1922  Bill Tilden William Johnston 4/6 3/6 6/2 6/3 6/4
1923  Bill Tilden William Johnston 6/4 6/1 6/4
1924  Bill Tilden William Johnston 6/1 9/7 6/2
1925  Bill Tilden William Johnston 4/6 11/9 6/3 4/6 6/3
1926  René Lacoste Jean Borotra  6/4 6/0 6/4
1927  René Lacoste Bill Tilden 11/9 9/3 11/9
1928  Henri Cochet F. Hunter  4/6 6/4 3/6 7/5 6/3
1929  Bill Tilden F. Hunter  3/6 6/3 4/6 6/2 6/4
1930  John Doeg  F. Shields  10/8 1/6 6/4 16/14
1931  Ellsworth Vines G. Lott Jr.  7/9 6/3 9/7 7/5
1932  Ellsworth Vines Henri Cochet 6/4 6/4 6/4
1933  Fred Perry Jack Crawford  6/3 11/13 4/6 6/0 6/1
1934  Fred Perry Wilmer Allison  6/4 6/3 1/6 8/6
1935  Wilmer Allison S. Wood  6/2 6/2 6/3
1936  Fred Perry Donald Budge  2/6 6/2 8/6 1/6 10/8
1937  Donald Budge Gottfried Von Cramm  6/1 7/9 6/1 3/6 6/1
1938  Donald Budge G. Mako  6/3 6/8 6/2 6/1
1939  Bobby Riggs S. W. Van Horn  6/4 6/2 6/4
1940  Don McNeill Bobby Riggs  4/6 6/8 6/3 6/3 7/5
1941  Bobby Riggs F. Kovacs  5/7 6/1 6/3 6/3
1942  Ted Schroeder  Frank Parker 8/6 7/5 3/6 4/6 6/2
1943  Joe Hunt Jack Kramer  6/3 6/8 10/8 6/0
1944  Frank Parker B. Talbert  6/4 3/6 6/3 6/3
1945  Frank Parker B. Talbert  14/12 6/1 6/2
1946  Jack Kramer T. Brown Jr.  9/7 6/3 6/0
1947  Jack Kramer  Frank Parker 4/6 2/6 6/1 6/0 6/3
1948  Pancho Gonzales E. Sturgess  6/2 6/3 14/12
1949  Pancho Gonzales F. Schroeder  16/18 2/6 6/1 6/2 6/4
1950  Arthur Larsen H. Flam  6/3 4/6 5/7 6/4 6/3
1951  Frank Sedgman Vic Seixas  6/4 6/1 6/1
1952  Frank Sedgman G. Mulloy  6/1 6/2 6/3
1953  Tony Trabert Vic Seixas  6/3 6/2 6/3
1954  Vic Seixas R. Hartwig  3/6 6/2 6/4 6/4
1955  Tony Trabert Ken Rossewall  9/7 6/3 6/3
1956  Ken Rossewall  Lew Hoad 4/6 6/2 6/3 6/3
1957  Mal Anderson  Ashey Cooper 10/8 7/5 6/4
1958  Ashey Cooper Mal Anderson  6/2 3/6 4/6 10/8 8/6
1959  Neale Fraser A. Olmedo  6/3 5/7 6/2 6/4
1960  Neale Fraser Rod Laver  6/4 6/4 9/7
1961  Roy Emerson Rod Laver  7/5 6/3 6/2
1962  Rod Laver Roy Emerson 6/2 6/4 5/7 6/4
1963  Rafael Osuna F. Froehling  7/5 6/4 6/2
1964  Roy Emerson Fred Stolle  6/4 6/2 6/4
1965  Manolo Santana C. Drysdale  6/2 7/9 7/5 6/1
1966  Fred Stolle  John Newcombe  4/6 12/10 6/3 6/4
1967  John Newcombe G. Graebner  6/4 6/4 8/6
1968  Arthur Ashe B. Lutz  4/6 6/3 8/10 6/0 6/4
1969  Rod Laver T. Roche  7/9 9/1 6/3 6/0
1970  Ken Rossewall T. Roche  2/6 6/4 7/6 6/3
1971  Stan Smith J. Kodes  3/6 6/3 6/2 7/6
1972  Ilie Nastase  Arthur Ashe 3/6 6/3 6/7 6/4 6/3
1973  John Newcombe J. Kodes  6/4 6/1 4/6 6/2 6/3
1974  Jimmy Connors Ken Rossewall  6/1 6/0 6/1
1975  Manuel Orantes  Jimmy Connors 6/4 6/3 6/3
1976  Jimmy Connors Bjorn Borg  6/4 3/6 7/6 6/4
1977  Guillermo Vilas Jimmy Connors 2/6 6/3 7/6 6/0
1978  Jimmy Connors Bjorn Borg  6/4 6/2 6/2
1979  John McEnroe Votas Gerulaitis  7/5 6/3 6/3
1980  John McEnroe Bjorn Borg  7/6 6/1 6/7 5/7 6/4
1981  John McEnroe Bjorn Borg  4/6 6/2 6/4 6/3
1982  Jimmy Connors Ivan Lendl  6/3 6/2 4/6 6/4
1983  Jimmy Connors Ivan Lendl  6/3 6/7 7/5 6/0
1984  John McEnroe Ivan Lendl  6/3 6/4 6/1
1985  Ivan Lendl  John McEnroe 7/6 6/3 6/4
1986  Ivan Lendl M. Mecir  6/4 6/2 6/0
1987  Ivan Lendl Mats Wilander  6/7 6/0 7/6 6/4
1988  Mats Wilander  Ivan Lendl  6/4 4/6 6/3 5/7 6/4
1989  Boris Becker  Ivan Lendl  7/6 1/6 6/3 7/6
1990  Pete Sampras Andre Agassi 6/4 6/3 6/2
1991  Stefan Edberg Jim Courier  6/2 6/4 6/0
1992  Stefan Edberg  Pete Sampras 3/6 6/4 7/6 6/2
1993  Pete Sampras Cedric Pioline  6/4 6/4 6/3
1994  Andre Agassi Michael Stich  6/1 7/6 7/5
1995  Pete Sampras Andre Agassi 6/4 6/3 4/6 7/5
1996  Pete Sampras Michael Chang  6/1 6/4 7/6
1997  Patrick Rafter Greg Rusedski  6/3 6/2 4/6 7/5
1998  Patrick Rafter Marks Philippoussis  6/3 3/6 6/2 6/0
1999  André Agassi Tom Martin  6/4 6/7 6/7 6/3 6/2
2000  Marat Safin Pete Sampras  6/4 6/3 6/3
2001  Lleyton Hewitt Pete Sampras 7/6 6/1 6/1
2002 Pete Sampras André Agassi 6/3 6/4 5/7 6/4
2003 Andy Roddick (Usa) Juan Carlos Ferrero (Esp) 6/3 76 6/3
2004 Roger Federer (Sui) Lleyton Hewitt (Aus) 6/0 7/6 /60
2005 Roger Federer (Sui) André Agassi (Usa) 6/3 2/6 7/6 (7-1) 6/1
2006 Roger Federer (Sui) Andy Roddick (Usa) 6/2 4/6 7/5 6/1
2007 Roger Federer (Sui) Novak Djokovic (Srb) 7-6 (7/4), 7-6 (7/2), 6-4
2008 Roger Federer (Sui) Andy Murray (Ecos) 6/2 7/5 6/2
2009 Juan M. Del Potro (Arg) Roger Federer (Sui) 3/6 7/6 (7-5) 4/6, 7/6 (7-4) 6/2
2010 Rafael Nadal (Esp) Novak Djokovic (Srb) 6/4 5/7 6/4 6/2
2011 Novak Djokovic (Srb) Rafael Nadal (Esp) 6/2 6/4 6/7 (6-3) 6/1

WINBLEDOM

Wimbledon est le plus vieux tournoi de tennis au monde. Il tient une place particulière dans l’histoire du jeu. N’importe quel joueur rêve de remporter le tounoi le plus prestigieux du Grand Chelem. Il doit sa notoriétéà son environnement, à sa surface unique et à ses traditions (tenue vestimentaire blanche obligatoire, têtes de série désignées par les organisateurs,…)

L’idée d’un certain Henry Jones

 Tout commence à Wimbledon, dans la banlieue de Londres (Angleterre), en 1875. Cette année là, le All England Croquet Club décide de proposer à ses adhérents un nouveau sport : le tennis ; inventé la même année, par le Major Wingfield.

Le All England Croquet Club a été fondé en 1869 par deux britanniques : J.H Walsh, directeur de la principale revue de loisirs du pays, The Field et Henry Jones, son rédacteur en chef. Pour 120 livres par an, ils louent une prairie située à Wimbledon, entre Worple Road et une voie de chemin de fer. En 1875, les deux fondateurs achètent donc pour 25 livres le nouveau jeu du Major Wingfield. 

Les adhérents du All England Croquet Club testent, ainsi, le tennis et…le corrigent à plusieurs reprises. Henry Jones ne cessera d’améliorer les règles et le jeu du tennis.

En février 1877, All England Croquet Club (rebaptisé depuis peu All England Lawn-tennis And Croquet Club) traverse une mauvaise passe financière. C’est alors qu’Henry Jones propose de créer un championnat de tennis pour renflouer les caisses du club. C’est ainsi qu’en juillet 1877, le premier tournoi de Wimbledon est né. La première grande compétition de l’histoire du tennis. Notons que jusqu’en 1922, l’appellation officielle du tournoi sera le : Lawn-Tennis Championship. La première édition, ouverte uniquement aux hommes, a duré 5 jours (les 9, 10, 11, 12 et 19 juillet). Le All England Club a accueillit 22 joueurs et environ 200 spectateurs. Henry Jones, directeur du tournoi, avait mis en jeu une coupe d’une valeur de 25 guinées.

A l’époque, le tennis n’était évidement pas encore un sport à part entière mais plutôt un loisir. Néanmoins, le All England Club fit des efforts pour que Wimbledon soit une véritable compétition. Le 19 juillet, la finale du premier Wimbledon oppose un joueur de racket âgé de 27 ans, Spencer Gore, a un joueur de paume, M. Marshall. La victoire est revenu au premier (6/1 6/2 6/4) qui surprit tous ses adversaires en jouant un jeu offensif et puissant (montée au filet, volée, frappe puissante.

En 1878, la participation est en hausse. 33 joueurs tentent de parvenir en finale pour affronter le vainqueur de l’année précédente. Le système du Challenge Round – le vainqueur était automatiquement qualifié pour la finale l’année suivante – a été en vigueur jusqu’en 1922. C’est Franck Hadow, en vacances dans les environs, qui eut le privilège de jouer la finale face à Spencer Gore. Cet anglais inconnu ne partait pas favori face aux volées et aux coups de puissants S. Gore (voir photo ci-dessous). Pourtant, Frank Hadow créa la surprise en remportant la finale (7/5 6/1 9/7). Incompréhensible victoire à moins d’admettre que Hadow venait d’inventer le lob ! Il s’étonna, après sa victoire, que personne n’est jamais pensé à lever la balle au-dessus de l’adversaire.L’édition de 1879 compte 1000 spectateurs le jour de la finale et 45 participants. La même année, le double homme apparaît. L’équipe victorieuse remportait un trophée offert par Oxford University Lawn Tennis Club.

Il faut attendre 1884 pour voir (enfin !) le premier tournoi féminin de Wimbledon. Ce sont deux sœurs qui jouent la finale. Maud et Lilian Watson. La victoire revient à la première sur le score de 6/8 6/3 6/3.Les années passent. Parallèlement à l’internalisation du tennis, la notoriété et le prestige de Wimbledon grandit. A la fin du 19e siècle, le tournoi est le plus important des championnats de tennis au monde ; malgré la création de d’autres compétitions internationales comme l’Us Open et le Championnat de terre battue à Paris (futur Roland Garros). Coté court, la fin du siècle est marquée par la domination des frères Renshaw sur les pelouses de Wimbledon. Ernest et Willie (inventeur du smash) collectionnent entre 1881 et 1890…7 trophées en double et 14 finales en simple messieurs dont 8 se sont soldés par une victoire. Willie a même remporté Wimbledon 6 fois de suite (1881-1886) en simple comme en double. Un record. Les Renshaw laisseront ensuite place à d’autres…frères : Laurie et Reggie Doherty. 9 victoires à eux deux entre 1898 et 1906.Chez les dames, c’est Lottie Dod (plus jeune championne de Wimbledon à l’âge de 15 ans), Charlotte Cooper et Dorothea Douglass qui dominent. 5 titres à chacune entre 1887 et 1910.

1922 : le grand déménagement

Après une interruption du à la première Guerre Mondiale, Wimbledon reprend en 1919. En 1922, le tournoi déménage à Church Road (emplacement actuel), plus grand, mais reste toujours dans la banlieue de Londres, à Wimbledon.

Ce déménagement s’accompagne également de divers changements. Le All England Club (qui ne déménagera jamais) décide d’abord d’adopter définitivement le nom de Wimbledon, en remplacement au Lawn-Tennis Championship. Ensuite, le club organisateur prend la décision d’abolir le challenge Round. Wimbledon était le seul tournoi de tennis à instaurer et à maintenir ce système.

Enfin, le 26 juin 1922 marque l’inauguration du stade de Wimbledon. Nommé Court Central, il a la particularité d’être recouvert de lierre et d’être le plus petit stade des 4 tournois du  Grand Chelem (Open d’Australie, Roland Garros, Wimbledon, Us Open). Sa capacité ne dépasse pas 13 000 places.

Les modifications de 1922 ne freinent pas l’évolution du tournoi. Le nombre de spectateurs est en constant augmentation (en 1932, 200 000 visiteurs), Wimbledon est dominé dans les années 20 par le tennis français, comme le reste du tennis mondial. Les Mousquetaires et Suzanne Lenglen remportent 11 titres en simple (6 pour les 4 mousquetaires et 5 pour Lenglen).

L’aventure prend fin brutalement en 1931 (cette année là, deux américains s’affrontent mais la finale ne sera pas jouée. F.Shield se blesse la vieille).Les Français laissent place aux américains. Donald Budge, Bill Tilden et Helen Wills sont les nouveaux rois de Wimbledon jusqu’au début de la seconde Guerre Mondiale.

Durant la guerre, le stade de Wimbledon est endommagé lors d’un bombardement en octobre 1940.

Pourquoi Wimbledon est un tournoi unique ?

Avant de poursuivre l’histoire de Wimbledon, arrêtons-nous quelqu’un instant pour répondre à la question suivante : pourquoi Wimbledon est un tournoi unique ?

Wimbledon est un tournoi très particulier pour plusieurs raisons. La première est son âge. Créé en 1877, il est le plus ancien des tournois. De ce fait, il a été également le lieu des premiers exploits tennistiques et des expérimentations du jeu.

Contrairement à l’ensemble des tournois du Grand Chelem (Open d’Australie, Roland Garros, Wimbledon, Us Open), Wimbledon n’a jamais connu de baisse de régime. Le nombre de spectateurs n’a jamais diminué (même en 1973 lors du boycott des joueurs). Il faut comprendre qu’en Angleterre (et ailleurs), Wimbledon est un véritable monument historique. Les Britanniques et la famille royale adorent leur tournoi et feraient tout pour le soutenir. Wimbledon est aussi un rendez-vous de toutes les personnalités du monde du tennis. Officiels, joueurs, vétérans, anciens champions se rassemblent, chaque année, en ce lieu mythique.

Autre particularité, Wimbledon n’a jamais changé de surface. Ses terrains en gazon sont un des symboles du tournoi et de l’histoire du tennis. Le gazon a été la première surface d’un court de ennis.

Le gazon de Wimbledon est, en Angleterre, un trésor jalousement gardé. Le central de Wimbledon sert une fois par an, lors du tournoi.

Wimbledon est également le seul tournoi professionnel organisé par un club. Les autres sont gérés  par des fédérations.

Comme sa météo (propre au paysage londonien : la pluie perturbe souvent le déroulement du tournoi), Wimbledon n’a jamais véritablement changé. Les organisateurs se sont toujours attachés à la tradition britannique. Cette tradition (souvent contraire aux règles régissant le monde du tennis) ont été plus ou moins accepté, mais elle constitue le charme de Wimbledon.

Les divers points de la tradition Wimbledonnien

 Les joueurs et les joueuses doivent obligatoirement être habillés en blanc. 

 Les têtes de séries du tournoi sont calculées non à partir du classement mondial mais à partir de celui établi par les membres du All England Club, en fonction des résultats sportifs des joueurs et de leur personnalité. Cette tradition a été souvent contestée.

 Lors de la remise des prix, c’est toujours le duc et duchesse de Kent qui offre le trophée. Pas de remise de chèque devant le public.

 Le vainqueur de l’année dernière ouvre toujours le tournoi sur le court n°1 à 14h00.

 Pas de publicité autour du terrain du stade.

 Les vainqueurs se voient offrir une adhésion à vie au All England Club.

Lors de la finale, les joueurs et les joueuses ont droit à un valet pour transporter leurs affaires sur le court.Un tournoi international, professionnel et indestructibleRevenons à l’histoire de ce tournoi. La seconde Guerre Mondial terminée, le tournoi reprend son activité en 1946. Jusqu’en 1967, ce sont les américains et les australiens qui dominent Wimbledon. Dans un premier temps, les titres reviennent aux américains (Jack Kramer, Budge Patty, Tony Trabert, Maureen Connoly et Althea Gibson – première noire à gagner Wimbledon). A partir de 1950, c’est au tour des australiens (Roy Emerson, John Newcombe, Margaret Smith,…) de triompher.

En 1968, le monde du tennis est en révolution. On exige que les tournois de tennis soient ouverts aux amateurs comme aux professionnel. Dés 1967, Wimbledon déclare qu’il ouvrira le tournoi à tous. En 1968, il est le premier à accueillir les professionnels, malgré la menace de la Fédération International de Tennis. Les autres tournois suivent. Le tennis Open est né.

C’est en 1973 que Wimbledon rencontre sa première grande difficulté. Cette année là, polémique dans le monde du tennis. Le joueur yougoslave, Nikiki Pilic, vient d’être interdit de jouer par sa fédération, pour avoir refusé de disputer une rencontre de Coupe Davis. L’ATP (association des joueurs de tennis) décide de protester en boycottant le prochain rendez-vous de la saison : le tournoi de Wimbledon. Ainsi, 79 joueurs ne participent pas à l’édition de 1973. Panique ! Wimbledon craint que le public ne va pas suivre. Au contraire, les spectateurs sont présents. Ils sont près de 400 000 à venir soutenir le tournoi. Sauvé !

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